Vend pire feuillage : les fleurs du mal en littérature

Canicule oblige, j'ai envie de parler végétation : qui, par ce temps, n'a pas rêvé de se réfugier dans l'humidité ombrageuse d'un sous-bois ? C'est aussi la faute d'une de mes dernières lectures, cueillie aux Imaginales : Vert-de-lierre de Louise Le Bars fait partie de ces achats de festival, de ces moments d'aventure et de plongée dans l'inconnu, qui font les meilleures découvertes.

Réécrire

Depuis l'été, je réécris mon roman. L'optimiste en moi dira que c'est la dernière ligne droite, qu'après cela, ce roman qui me hante sera achevé, prêt à être empaqueté comme une bête à l'abattoir pour ceux qui l'attendent et, surtout, ceux ne l'attendent pas. Mais elle est souvent contredite par la partie de moi qui a choisi pour titre de roman La Pratique du nihilisme en plein air. La réécriture est un moment passionnant mais difficile. Malgré les conseils, malgré les ateliers, j'en viens souvent à douter de la légitimité de mon projet, de mes choix narratifs et de mes prises de risque. Sans doute parce que retoucher sans cesse un texte et en déplacer les contours nous amène à réfléchir profondément à ce que nous fabriquons comme littérature.

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