S’autoriser à sortir des prescriptions littéraires : cinq livres « cocooning »

On a souvent tendance à sanctifier l'objet-livre, vecteur de culture contre un monde en ruine. Or cette acception symbolique, bien que pertinente, empêche d'envisager l'acte de lecture sous toutes ses formes. S'il peut être rassurant de faire du livre un rempart, on oublie souvent de bien définir les contours de l'ennemi. Je n'ai rien contre le livre-fenêtre sur le monde, le livre-mur contre l'ennui et toutes les briques esthétiques ou existentielles, mais je me méfie du livre comme barrage à la barbarie ou l'incurie de la pensée. Si la cruauté et la stupidité humaines pouvaient se corriger à coup de Descartes, Proust ou Pascal (sélection non contractuelle), cela se saurait. C'est juste que des cahiers imprimés et reliés ensemble ne portent pas, dans leur essence, le salut de l'humanité. Il manquerait à cela la donnée humaine, et la portée de l'acte de lecture.

5 livres que je possède en plusieurs éditions (et pourquoi)

Quand j'ai terminé le dernier classement, désherbage et tri en date, je me vante de ma bibliothèque. C'est la dernière chose à faire. D'une part parce qu'un monstre poilu a vite fait de mettre le bazar dans le classement alphabétique des dernières étagères de littérature (vous en avez la preuve ci-dessus), d'autre part parce que je ne gère pas si bien l'espace réduit qui m'est imparti. Ça se targue d'être une bonne conservatrice en devenir, et ça ne sait même pas indexer correctement sa bibliothèque. Ça achète même, parfois, des éditions en double. N'importe quoi. S'il est logique d'avoir plusieurs exemplaires de livres très demandés dans une bibliothèque publique (manuels pour les étudiants, best-sellers très demandés), comment justifier qu'on multiplie les éditions sur nos étagères personnelles ? C'est à cette question que je vous invite à réfléchir avec moi, à partir de cinq exemples.

Voyage en terre connue : 5 livres que je voudrais relire

Ce n’est pas un hasard si j’ai ouvert mon précédent blog par une chronique sur Comment parler des livres qu’on n’a pas lus de Pierre Bayard. Derrière un postulat provocateur, il y développe une réflexion sur les différentes manières de ne pas lire un livre. Or, parmi elles, l’auteur compte tous ces livres qu’on a oubliés et dont on ose — ou n’ose plus — discuter en société. Pour certains titres — j’ai peur de dire la plupart — il ne me reste que les mots que j’ai déposés sur mes vieux blogs enfouis dans les profondeurs du Web et un ressenti — j’ai aimé, je n’ai pas aimé — aussi fort que creux. Pour d’autres, c’est pire encore : il ne reste rien. Qu’ai-je tiré de cette lecture ? Je ne sais plus. Je suis même incapable de résumer l’histoire. Ne demeurent que quelques vagues étiquettes : un style, un genre littéraire, une époque qui m’ont permis de ranger le livre dans les archives tarabiscotées de ma mémoire.

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